Internaucratie.fr

vendredi 23 octobre 2015

En sommeil


Ce site est maintenant en sommeil et les commentaires sont fermés.
Pour les tablatures ça se passe maintenant sur argeddon.com

Et comme j'ai vendu ma maison, j'en profite pour faire un lien sur mon vide maison géant à Sompt (79).
A très vite...

samedi 11 juillet 2015

Aubert Les Petits Riens

Comme d'habitude, une petite transcription piano d'Aubert. Cette fois c'est pas totalement exact car repris sur enregistrement live " Première Prises".
J'ai pris une mesure en 4/4, mais surement pas ça 6/8 peut-être...
L’accompagnent piano est un guide, il faudra arpéger de temps en temps pour le rendre plus vivant.


A vous de jouer avec sentiment et en prenant des libertés avec cette transcription imparfaite

Bonne zik !


Jean Louis Aubert - Les petits riens - Angers... par boulieboule
  1. Le fichier Guitare Pro 6
  2. Le fichier pdf
  3. Le fichier mp3 de la tab

mardi 25 novembre 2014

Yodelice Talk to me live

Comme d'habitude pour la communauté... Bonne zik !


  1. Le fichier Guitare Pro 6
  2. Le fichier pdf
  3. Le fichier mp3 de la tab

dimanche 2 novembre 2014

James Blunt Sun on sunday

Comme d'habitude, partition introuvable donc j'ai tenté la mienne pour la communauté. Preneur évidemment des critiques, erreurs et améliorations.
Bonne zik !


  1. Une interprétation sympa
  2. Le fichier Guitare Pro 6
  3. Le fichier pdf

lundi 31 mars 2014

Goldman Puisque tu pars

Pour ceux qui cherchent cette tab introuvable, une transcription complète mixte en la version Trace et un Tour ensemble (Live). Si vous trouvez des améliorations suis preneur, il reste surement quelques erreurs notamment dans le solo, mais ça match bien.
  1. Pour le solo, regarder ici
  2. Le fichier Guitare Pro 6
  3. Le fichier pdf

lundi 2 avril 2012

Aubert Maintenant Je Reviens

Les fichiers pour "Maintenant je reviens", album Roc'Eclair
  1. Le fichier Guitare Pro 6
  2. Le fichier pdf



samedi 24 mars 2012

Aubert Dis Quand Reviendras tu





J'ai cherché longtemps cette tablature d'une reprise de Barbara par
Jean-Louis Aubert live sur Tatarata.
Ne la trouvant pas comme beaucoup d'entre vous, je l'ai transcrite ici
Si jamais il y a des erreurs je suis preneur.
Bonne gratte à tous !
  1. Le fichier pdf
  2. Le fichier Guitare Pro 6
  3. Le fichier midi
  4. Le fichier mp3

Pour les non-initiés, faire clique droit et "enregistrer la cible sous" ou bien télécharger le tout ici...

samedi 17 octobre 2009

Credo de Enzo Cormann aux Déchargeurs du 28/10/2009 au 18/12/2009

Comédie dramatique de Enzo Cormann, avec Alys-Yann Schmitz. Un grand moment de théâtre à ne pas manquer. Une artiste seule en scène, un texte d'une rare intensité, tout en nuance et subtilité.







Agrandir le plan

Voir les critiques
"froggy's delight"
"Les Trois Coups"

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Invitation pour les 4 premières représentations à 10€
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lundi 9 juin 2008

Idmacif.fr c'est en marche...

Et voilà, c'est le grand jour. La campagne de lancement est en marche pendant 10 jours une nouvelle news pour nous conduire au lancement de cette nouveauté. A partir de cette date, l'assurance en ligne aura fait un grand bon en avant et ne sera plus jamais la même, à suivre...

vendredi 11 mai 2007

Pages arrachées au journal de Mireille Havet

La présentation de l’émission site de France Culture Episode N°1

Ecouter l'émission à partir des contôles ci-dessous
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La présentation de l’émission site de France Culture Episode N°2

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La présentation de l’émission site de France Culture Episode N°3

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La présentation de l’émission site de France Culture Episode N°4

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La présentation de l’émission site de France Culture Episode N°5

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samedi 5 mai 2007

Pour qui voter demain ?

5 mai 2007, Presque 2 mois de silence sur ce blog, entre les deux, un mois d’avril estival, un premier tour de l'élection présidentielle française, une campagne de second tour pour finalement signer ensemble, dans quelques heures, un nouveau contrat à durée déterminée de 5 ans.

Pour être parfaitement honnête, nous connaissons d’ors et déjà le candidat qui sera engagé demain. Même si l’avant débat, le débat, l’après débat devaient être décisifs, les sondages, qui ne reflètent que notre image, ont donné leur verdict. Le futur locataire de l’Elysée sera un homme.

Ce temps fort du second tour a été traité par l’ensemble des médias comme la finale d’une coupe du monde mais avec une différence fondamentale ; Les 44,5 millions d’arbitres inscrits décideront de l’issue finale du match. Il ne s’agissait donc non pas d’une finale de coupe du monde mais d’un championnat national de boxe. Les arbitres, faute de K.O, décident du vainqueur aux points.

Paradoxe, c’est celui qui aura donné le moins de coups et qui en aura encaissé le plus qui va l’emporter, cela me rappelle un autre résultat de cette même campagne lors des primaires socialistes…
  • Etrange, celui qui avait été l’une des plumes du pamphlet à l’encontre de l’adversaire du moment, s’est envolé vers le camp de celui qu’il décriait tant, au point même de devenir l’intime de son ennemi d’autre fois…
  • Déconcertant, la réforme sans brutalité qui attaque le loup qui est plus doux qu’un agneau…
  • Etonnant, cette personne sortant d’un pas allègre par une porte dérobée du QG rue d’Enghien…
  • Surprenant, ce troisième homme qui était du vide et qui finalement ferait un premier ministrable très fréquentable…
  • Inquiétant, ce puncheur qui n’était jamais aussi bon que lorsqu’il qu’il s’agissait de rendre des coups se transformant en un nouveau Gandhi…
  • Troublant, ces rumeurs autour des pressions sur le débat avorté de Canal+...
  • Déroutant, ce livre du ministre de l’égalité des chances qui ne cache pas ce qu’il pense de la brutalité du candidat…
  • Préoccupant, ce Directeur de la rédaction de Paris Match limogé pour "dérive déontologique"…

Deux K.O auront finalement vraiment marqué cette campagne, la débâcle du Front National et la fin de l’abstention massive, les deux étant en fait fortement liés entre eux.
Quelle aura été l’influence de la blogosphère et du net dans tout cela ?
Pas grand-chose finalement, le cinquième pouvoir, celui du débat, du consensus, du pluralisme avec son candidat fétiche aura marqué 18.57% des points. Presque sept millions d’arbitres ont voulu tenter autre chose, une autre tactique pour promouvoir notre modèle social, réduire la dette, préparer l’avenir de nos enfants, permettre à l’art, la culture et ses artistes de vivre décemment, soutenir l’économie sociale et solidaire, développer le tissus local des PME, mettre en place un plan d’action écologique. A la place de celà, les 22 millions d’arbitres qui ont souhaité ce second tour ont signé pour un renouveau de la politique qui ressemble diablement à celui d’hier….

Alors comme il faut voter demain, le vote blanc étant considéré comme celui du FN, je choisirai comme président celui qui incarnera le mieux les idées suivantes :
  • Promouvoir les technologies de l’avenir
  • Créer une société équitable
  • Renforcer l’efficacité du marché
  • Favoriser les industries du mieux-être
  • Créer, attirer et retenir une classe créative
  • Renforcer les moyens de l’influence et de la souveraineté
  • Faire naître l’hyperdémocratie
Jacques Attali , "Une brève histoire de l’avenir".

dimanche 11 mars 2007

Internaucratie contre cinquième pouvoir

Un soleil radieux incite à une journée bucolique ou bien aux retrouvailles annuelles avec madame Tondeuse. Cet appel est très fort mais je ne peux m’empêcher malgré tout de faire mon tour de mes blogs préférés dont les sujets tournent encore autour du 5ème pouvoir. Existe-t-il ? quelle est sont influence ? change-t-il la donne présidentielle ? Agoravox organise même une journée complète sur ce thème.


Evidemment, les réponses ne peuvent-être qu'affirmatives. Le fait que ceux qui prétendent le contraire font eux même usage de l’outil Internet pour promouvoir leur point de vue en est la preuve.
Le vrai débat tourne autour de l’usage que l’on peut faire de ce 5ème pouvoir. L’avoir nommé ainsi présente un vrai danger. Le pouvoir peut être à la fois le chantre de la démocratie mais aussi de l’autocratie et de ses dérives. N’est-ce pas d’ailleurs parce que le 4ème pouvoir s’est laissé enfermé par les sirènes de l’influence, de l’argent, de l’audience à tout prix qu’il est maintenant prisonnier du pouvoir qui semble être celui le plus convoité en ce moment, l’exécutif, quel vilain mot d’ailleurs…
C’est pourquoi je préfère le néologisme "Internaucratie" pour exprimer ce que l’internet a de nouveau dans le jeu politique. Si la puissance du pouvoir politique de l’Internet se résume au narcissisme du blogueur, nous assistons à un retour à la case départ du quatrième pouvoir. Le cinquième n'est dans ce cas que l’enfant du quatrième. Il ne survivra pas à un sixième puis un autre et encore un autre. C’est à nouveau une course pour gravir la montagne du pouvoir avec ce qu'elle cache de plus sombre. Le "votez utile", dont certains nous rabattent les oreilles, n'est-il pas une façon de brandir le spectre du 21 avril 2002 pour éteindre la flamme qui embrase en ce moment l'Internet politique.
Au-delà des luttes partisanes, ce qu'exprime la vrai blogosphère aujourd'hui et qui subsistera après nos petites élections françaises peut se résumer en quelles idées simples mais majeures. Moteur de tout le reste, elles distribueront les pouvoirs à ceux qui sauront les partager et les faire grandir dans plus d'égalité, plus de solidarité, plus de liberté. Ce que qui fait consensus sur Internet c'est ce que nous voulons plus, qu'il ne faut pas confondre avec un "voter contre" comme certains nous le demandent. Ceux-là n'ont rien compris à ce que nous ne voulons plus.

Nous ne voulons plus :
  • Vivre dans ce modèle de société que nous avons nous mêmes construit. Le mot fraternité est remplacé par solidarité car il élargit le concept de la famille dans un monde qui brasse nos cultures. C'est cela la première idée simple. Le mur entre l'est et l'ouest est tombé depuis le 9 novembre 1989, il nous reste à détruire celui que nous avons érigé entre le nord et le sud. A travers ce premier concept, vous avez une multitudes de solutions et de théories. Remarquez comme cette seule idée nous emmène sur les débats qui font rage en ce moment, partage des richesses, délocalisation, immigration, chômage, violence, répression, éducation, monde associatif, ONG, économie sociale….
  • Détruire notre planète à petit feu, il en va de la survie de notre espèce. Mickey 3D l'a tellement bien exprimé dans "Respire".

    podcast

    La croissance oui, le progrès oui mais à quel prix ? Il y a là aussi consensus universel, mais les moyens pour y parvenir divergent. C'est qu'il n'y a pas qu'une mais, un ensemble de solutions. Comme l'idée précédente c'est une envie, un objectif à atteindre mais il faut s'y mettre à plusieurs, avancer ensemble en marchant. Signer le "Pacte Ecologique" est un premier pas…
  • Elire un grand chef à plumes, car nous y perdrions les nôtres. Là aussi remarquez comme nos candidats surfent sur la vague de l'Internet. Ils ont compris que sans cela ils ne peuvent être élus. Sont-ils sincères ? c'est une autre question, mais pour la première fois, la quantité de promesses signées en public, les vidéos, les discours, les déclarations qui prolifèrent sur les serveurs Internet sont des preuves tangibles des engagements pris. Les votes des internautes ne sont pas des chèques en blanc comme auparavant. Ils votent pour un candidat qui partage leurs idées et qui sera contraint de les mettre en œuvre sous peine de perdre le pouvoir acquis par la fourberie. Ceci est vrai en ce moment en France, mais aussi dans la grand majorité des pays de la planète.
Internet n'est pas le cinquième pouvoir, c'est une image qui peut être utile pour faire comprendre le phénomène qui est en train de se produire, mais elle admet qu'il faut un pouvoir pour conduire ce dernier. C'est une erreur, le monde internet est profondément tolérant, libertaire, égalitaire et social. Si nous continuons à la qualifier de cinquième pouvoir, nous aurons loupé quelque chose de grand…

dimanche 25 février 2007

Une parisienne dans le Parisien

D’après Matt Riddley (The origins of Vertue : Human Instincts and the Evolution of cooperation) à l’aube de l’humanité, les hommes se réunirent pour chasser des gibiers plus gros qu’eux. Tous les membres de la tribu, même ceux qui n’avaient pas participé à la chasse pouvaient ensuite profiter de la nourriture. Il conclut en considérant que le gibier fut le premier bien public. Suivant l’angle d’analyse choisie, plusieurs théories sont possibles qui toutes gravitent autour du sempiternel "dilemme du prisonnier" .
L’homme coopère parce qu’il y est contraint. D’une part, un homme seul ne peut venir à bout de la bête et d’autre part, si cette dernière n’est pas mangé rapidement, le viande sera avariée et donc perdue. Ces deux motivations sont le moteur qui conduisent au regroupement des chasseurs et au partage du produit de la chasse, même pour ceux qui n’y ont pas contribué.
L’homme coopère parce ne pas le faire conduirait inévitablement à sa perte. Il faut être plus d’un pour chasser et manger pour ne pas être condamné à mourrir de faim. En effet, chacun individuellement peut se contenter de petit gibier mais le petit gibier va alors inévitablement se raréfier, voir disparaître. Il faudra alors soit mourir de faim, soit se regrouper pour aller chasser des animaux plus gros.
L’homme coopère parce qu’il retire plus de la coopération que ce qu’il y a mis lui-même. Ce troisième angle est cette fois beaucoup plus subtil. En effet, s'il s’applique parfaitement à la simple règle de subsistance physiologique, il introduit néanmoins une notion complémentaire. L’homme pourra se nourrir mais aussi subvenir aux besoins de ses proches, sa tribu, sa compagne, ses enfants, ses amis. Nous sommes toujours dans la subsistance de base, mais le bien collectif profite à d’autres qui n’ont pas contribué à sa réalisation.
Quelle est la différence me direz-vous ? Je suis nourri sans prendre de risque à quoi bon me poser des questions. Simplement parceque si les chasseurs continuent à se faire tuer pour me nourrir, à terme il n’y aura plus de chasseurs, plus de nourriture et la famine s’installera. Je me dois donc d’être reconnaissant mais ce n’est pas suffisant, il faut que j’apporte ma contribution pour garantir la pérennité du système.
C'est le dilemme de l'action collective. Est-ce que ma contribution au système est purement égoïste ? J’apporte le strict nécessaire pour qu’il continue à tourner ou bien j’y contribue, car plus je le fais plus j’en retire de bénéfices. Rapporté à nos systèmes économiques cela peut se traduire par le concept de l’économie planifiée, je dois produire un quota déterminé pour pourvoir profiter de la richesse minimum produite par la collectivité. A l’autre extrême, plus je contribue, plus je retire de bénéfices, d'aucuns diraient, plus je crée de richesse. Certes, le mur est tombé, mais cela démontre-t-il qu’un système recèle plus de vertu que l’autre ? Nous ne pouvons que constater les bénéfices et les limites de deux choix qui s'opposent mais n'apportent pas de solution universelle. Soit la richesse produite est trop faible et elle conduit à une paupérisation de la nation, soit chacun est condamné à faire grandir son territoire dans un monde où la surface disponible n'est pas infinie.
C’est sans aucun doute cette alternative politique et économique suicidaire qui conduit notre jeunesse à se tourner vers des formes de mouvements associatifs et coopératifs qui maximisent la richesse créée dans une autre optique, celle du partage équitable. Remarquez comme ce mot est nouveau dans nos théories économiques et comme il rime avec durable. A l'inverse il s'inscrit en faux contre les concepts qui riment avec éphémère, sectaire, primaire, suicidaire…
Que cherche notre progéniture dans cet engagement ? D’après le Fondation de France et comme le démontre sa récente enquête (étude complète ici), les 15-35 aspirent à une société plus juste, où le respect, la solidarité et l’égalité sont des valeurs auxquelles ils adhèrent (article du Parisien sur cette étude). Ils ont choisi dans la grande sagesse de celui qui a toute la vie devant lui de faire un choix de société où les tentes du canal Saint-Martin ne devraient pas exister, sans pour autant attendre que l’Etat fasse quelque chose. Ils prennent les problèmes à bras le corps, ils sont "des individualistes solidaires". Cherchent-il au travers de cet engagement social un retour simple du type "je donne pour recevoir", ou bien "je partage parce que j'aspire à une autre société". Si je donne pour recevoir, je ne cherche que les signes de reconnaissance dans le regard de l'autre, si je partage pour voir le bonheur sur son visage, je change le monde...
Il existe donc bien d'autres alternatives entre je coopère parce que j'y suis contraint et je coopère par intérêt personnel. Il existe un cas ou le je est remplacé par nous. Il s'agit d'un jeu, qui, cette fois, n'est pas à somme nulle, le prisonnier s'est évadé….

C'est un monde ou j'aimerais bien vivre avec vous, votez pour lui !

dimanche 18 février 2007

Henry Moore, Méditation sur l'effigie

La présentation de l’émission site de France Culture

Ecouter l'émission à partir des contôles ci-dessous
podcast

dimanche 4 février 2007

Sites en Campagne

" La liberté de la presse ne fait pas seulement sentir son pouvoir sur les opinions politiques, mais encore sur toutes les opinions des hommes. Elle ne modifie pas seulement les lois, mais les mœurs.
J’avoue que je ne porte point à la liberté de la presse cet amour complet et instantané qu’on accorde aux choses souverainement bonnes de leur nature. Je l’aime par la considération des maux qu’elle empêche bien plus que pour les biens qu’elle fait.(..)
En matière de presse, il n’y a donc réellement pas de milieu entre la servitude et la licence. Pour recueillir les biens inestimables qu’assure la liberté de la presse, il faut savoir se soumettre aux maux inévitables qu’elle fait naître. "
Alexis de Tocqueville - (1805-1859) "De la démocratie en Amérique".


Depuis deux semaines, mon "vrai travail" occupe le plus clair de mon temps. En conséquence, peu de temps pour lire la presse, peu de disponibilité cérébrale pour me lancer dans un article sur ce blog, pas d'espace pour réfléchir et répondre au commentaire d'enfant terrible sur mon dernier billet.
Ce week-end, bien décidé à me lancer à nouveau dans mon loisir de blogueur (ce n'est pas un vrai travail semble-t-il), je fouille dans ma mémoire pour trouver un sujet d'actualité récent qui m'aurait marqué et qui serait digne d'être débattu. En me disant cela, je pense bien sûr à la campagne qui est en train de se jouer et là, surprise, Alzheimer me guette sûrement car je me trouve en face d'un grand vide, blanc sur image, silence total…
En fait, ayant eu peu de temps, je me trouve dans la situation de beaucoup de citoyens qui vont voter dans moins de 80 jours. Au travers des bribes d'informations glanées çà et là ; Une des journaux aperçue dans les kiosques, couverture des grands hebdomadaires dans les gares, télévision matinale entendue entre douche et cravate, radio écoutée dans les taxis entre deux étapes, chapeaux des articles du "20 minutes" volés à mon voisin de métro ; je me sus construit un bagage cognitif qui m'influencera et m'aidera à décider le moment opportun. Une chose est évidente, deux semaines de déplacement, je peux vous assurer que mon bagage cognitif n'est pas prêt de me donner une lombalgie, compte tenu de sa légèreté.
Mon premier effort de mémoire n'ayant pas donné de résultats, je creuse un peu plus profond et là je trouve quelques informations :

Quelle moisson ! J'ai dû fouiller trop profond, je n'ai trouvé que des cadavres. A ce rythme, Zidane ou Johnny devraient se présenter, la façon dont les médias traitent de la campagne les fera élire au premier tour à coup sur. Je tente alors de refaire surface en m'accrochant toujours à ma mémoire sensorielle immédiate…

_Et les autres alors ?
Ah oui ça me revient, José Bové est candidat, Bayrou la béarnaise qui prend, pour le reste, rien ne me tire vers le haut. Je suis perplexe, mais pas seul dans mon cas, 71% des Français seraient mécontents de cette campagne "négative".
Il ne me reste plus qu'une solution, les sites de campagne des candidats, là au moins je suis sûr d'être en direct avec eux et ses équipes. Pas de filtre partisan des médias, juste eux et moi. Je reprends donc le fil de mon billet "Un nom sur Internet".

Sur les quatre principaux candidats, force est de constater qu'ils ont tous compris qu'internet pouvait avoir une forte influence dans le résultat de mai 2007.

Tous, pas exactement, puisque Lepen.fr ne donne toujours rien, mais quand même il y a le blog Lepen2007 qui ne possède aucun lien avec le site du Front National, démarche pour le moins étonnante. Le contenu des deux sites est tellement pauvre que je suis obligé de capituler, si je veux comprendre ce que souhaitent me dire ces sites, il faudrait que je passe au moins une semaine non-stop à regarder des vidéos. Je n'ai rien contre la vidéo en ligne, mais comme je sais aussi lire j'aimerai trouver un peu de matière. Ce n'est pas le cas et par conséquent j'ai décidé de rayer ces sites de mes analyses futures. A partir de maintenant je ne parlerais donc plus que des 3 sites des candidats sachant aussi écrire … (je parle des sites, bien sûr)


_Ecrire avez-vous dit ?
Pas si évident tant la vidéo est devenue omniprésente sur le web. Pour vous en convaincre, voici les "professions de foi internet" en vidéo de nos trois candidats.

Cela ne vous a pas échappé, pour Nicolas Sarkozy, c'est son équipe qui s'exprime. Il semble que le camp UMP ne sache pas encore bien utiliser le web dans le respect des règles édictées par ses utilisateurs.
Ses deux concurrents, sur ce terrain étaient en avance sur le lancement de leur site. Ils creusent cette longeur d'avance, soit parce qu'ils sont plus transparents et sincères, soit parce qu'ils sont mieux entourés.  Dans tous les cas, un danger guette le candidat Sarkozy sur ce point, le non était majoritaire sur internet lors du referendum sur la constitution Européenne.

Néanmoins, même si le site Sarkozy est fortement critiqué par les spécialistes du web, sur la forme, il existe au moins sur ces trois sites une vraie relation directe avec les candidats et leur état-major de campagne. On peut ne pas aimer la forme, mais au moins il y a du fond et des idées à débattre, substance que les médias traditionnels ne nous délivrent plus.

_Cinquième pouvoir, Internaucratie avez-vous dit ?